Permis Pratique

Toutes les alternatives à la formation traditionnelle en auto-école



La conduite supervisée

La formation en conduite supervisée est une autre option de formation facultative décidée par le Comité interministériel à la sécurité routière et mise en application lors de la réforme du permis de conduire de 2010. Encore peu connue car relativement récente, cette formation n’a séduit que 2,9 % des examinés au permis B pour 22 469 permis délivrés en 2012.

Plus souple que l’AAC, la conduite supervisée est ouverte aux candidats de 18 ans ou plus et requiert de conduire 1 000 km (contre 3 000 km avec l’AAC) au moins sur trois mois.

Cette solution est idéale pour les petits budgets, pour les candidats qui ne veulent pas perdre la main sans pour autant payer des leçons de conduite supplémentaires, mais aussi pour ceux qui ont besoin de reprendre confiance en eux sur la route avec un accompagnateur expérimenté qui n’appartient pas à l’auto-école. C’est notamment pour ces raisons que la conduite supervisée peut être tout à fait indiquée par exemple pour les candidats qui ont déjà échoué une première fois à l’examen du permis B.

Tout comme l’AAC, le contrat d’assurance se révèle plus avantageux que le contrat traditionnel du jeune conducteur.
Attention toutefois, la période probatoire reste de 3 ans contrairement à l’AAC qui est réduite à 2 ans.
Quant au taux de réussite, la formule conduite supervisée dépasse de presque quatre points la filière traditionnelle avec environ 58,4 % contre 54,9 %.

Le permis accéléré

Pour les plus pressés, certaines écoles de conduite proposent des stages intensifs qui durent en moyenne un mois pour passer l’épreuve théorique et l’épreuve pratique. Comme pour n’importe quelle formation de conduite, vingt heures minimum de conduite sont légalement obligatoires.

La formule est certes alléchante, mais il faut savoir que ce rythme d’apprentissage soutenu ne convient pas à tous, surtout ceux qui n’ont jamais véritablement conduit. Les cours de conduite sont souvent concentrés sur deux semaines, soit un délai très court pour assimiler les règles de conduite de façon sûre et durable. L’apprentissage se pratique en groupe, où chacun conduit environ deux heures par jour. Le reste du temps, chacun peut apprécier la conduite des autres candidats dans la voiture et apprendre de leurs erreurs.

Cette option est recommandée aux candidats ayant déjà subi un retrait de permis compte tenu de la rapidité de la formation et du manque d’expérience qui découle d’une telle formation. Par ailleurs, le permis accéléré s’avère moins accessible aux salariés en raison de la disponibilité demandée et du rythme soutenu.
Sachez aussi que cette formation coûte en moyenne plus cher qu’une formation classique soit environ 1 900 € pour le Code et vingt heures de conduite seulement, et que son taux de réussite est à peine supérieur à la moyenne nationale.


Nina Belile est l'auteure de ce sujet, ainsi que du livre Permis de galérer.

Le passage du permis B (auto), elle le connaît mieux que quiconque pour l'avoir obtenu en 2011 à l'âge de 30 ans, après un très long chemin semé d’embûches en tous genres.

Dix moniteurs différents, pas moins 118 heures de conduite, 6 000 € et la réussite en tant que candidat libre, au total son permis de conduire lui est revenu en termes de temps au passage d'un BTS (2 ans).

Si elle dénonce les failles du système d'apprentissage de la conduite en France dans son ouvrage, Nina Belile a également la volonté de faire partager sa longue expérience et ses conseils aux autres candidats dans les colonnes de Permis Pratique comme journaliste.


Retrouvez aussi Nina Belile sur le site web dédié à son livre : Permis de galérer

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Jeudi 1 Février 2018



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