Permis Pratique

L'épreuve en circulation des permis P.L. et BE



V. L’évaluation

Elle repose sur l’analyse et le bilan des compétences du candidat.

Cette évaluation repose sur un inventaire des points tant positifs que négatifs de l'aptitude à la conduite du candidat.
Pour chaque compétence, l’expert prend en compte tant les actions bien réalisées que celles qui ne l’ont pas été.
A l’exception des compétences transversales, chacune est évaluée indépendamment des autres.

Pour évaluer les actions du candidat, il sera tenu compte du contexte de réalisation, de son manque d’expérience et du gabarit du véhicule ou de l’ensemble.
Il sera également pris en compte dans l'évaluation effectuée du fait que certaines erreurs du candidat découlent de situations particulièrement complexes.

Dans les derniers instants de l'examen, il convient d'éviter que le candidat qui a largement démontré ses compétences ne soit ajourné. Un conseil ou une remarque formulée en temps voulu, peuvent faire naître la bonne réaction et confirmer les aptitudes du candidat.

Les écarts de conduite importants constatés sont signalés au candidat dans le but de lui permettre de les corriger et de déterminer le niveau réel d'acquisition de la compétence en cause.
Cette annonce doit être effectuée sur un ton neutre, de manière à ce quelle ne soit pas perçue comme une remontrance par le candidat.

Évaluation de la compétence : « Savoir s'installer et assurer la sécurité à bord»

Cette compétence comprend d'une part l'installation au poste de conduite, et d'autre part, la vérification par le candidat de la sécurité à bord du véhicule.

Avant le départ, et à chaque fois que cela est nécessaire, le candidat procède aux différents réglages lui permettant d'avoir une bonne visibilité et d'atteindre toutes les commandes pour agir efficacement. Si nécessaire, il règle son siège, ses rétroviseurs, l'appui-tête et, lorsque l'installation le permet, le volant et la ceinture de sécurité. Il s'assure de la sécurité à bord en vérifiant notamment que tous les ouvrants sont bien fermés et que tous les passagers sont correctement ceinturés.

L'expert s'attache à vérifier le résultat de l'installation et non pas la manière par laquelle le candidat a procédé pour y parvenir.
  • · Si le candidat s'installe correctement au poste de conduite et s'assure valablement de lasécurité à bord, la notation 2 est attribuée ;
  • · Si le candidat ne réalise que partiellement ces opérations, la notation 1 est attribuée ;
  • · Si le candidat oublie plusieurs éléments démontrant son incapacité à s'installer et à se préparer à conduire, la notation 0 est attribuée.
S'il l'estime nécessaire pour les besoins de l'évaluation, l'expert pourra questionner le
candidat.

Évaluation des compétences dynamiques du candidat

« Connaître et utiliser les commandes »
« Prendre l’information »
« Adapter son allure aux circonstances »
« Appliquer la réglementation »
« Communiquer avec les autres usagers »
« Partager la chaussée »
« Maintenir des espaces de sécurité ».

Pour chacune de ces compétences, l’expert attribue une notation comprise entre 0 et 3 en s’appuyant sur les définitions ci-après :

Niveau 0 : au moins une composante de la compétence n’est pas acquise et le candidat est incapable de la restituer. Pour autant, la sécurité n’a pas dépendu des tiers

Niveau 1 : la compétence est en cours d’acquisition mais mal maîtrisée. Elle a été mise en oeuvre pendant l’examen de manière incomplète ;

Niveau 2 : la compétence est acquise. Elle a été mise en oeuvre pendant l’examen a des niveaux de qualité variable

Niveau 3 : la compétence est correctement et régulièrement restituée. Le candidat a su la mettre en oeuvre à chaque fois que cela était utile.

Le niveau 3 ne correspond pas nécessairement à une prestation parfaite et l’évaluation doit tenir compte tant du contexte de réalisation des actions de conduite que de l’expérience limitée du candidat.

Erreur éliminatoire : toute action, non-action ou tout comportement dangereux du candidat le plaçant, lui ou les autres usagers, dans une situation où la sécurité dépendrait essentiellement des réactions des tiers constitue une erreur éliminatoire.
Sans préjudice de cette définition, l’erreur éliminatoire est également constituée si le candidat commet l’une des infractions suivantes :
  • - Circulation à gauche sur chaussée à double sens (art. R. 412-9) ;
  • - Franchissement d’une ligne continue (art. R. 412-19) ;
  • - Circulation sur bande d’arrêt d’urgence (art. R. 412-8) ou les voies réservées (art. R. 412-7) ;
  • - Non-respect d’un signal prescrivant l’arrêt (art. R. 412-30, R. 415-6) ;
  • - Non-respect d’un panneau d’accès interdit (arrêté du 24 novembre 1967 relatif à la signalisation des routes et des autoroutes, art. R. 411-25) ;
  • - Circulation en sens interdit (art. R. 412-28).
Dans l’évaluation, il conviendra de prendre en compte la particularité de la conduite d’un véhicule ou ensemble de véhicules du groupe lourd. Leur encombrement et certains aménagements routiers peuvent en effet conduire le candidat à, par exemple, franchir une ligne continue sans que cela n’entraîne l’attribution de la note éliminatoire.

L’erreur éliminatoire entraîne obligatoirement l’échec à l’examen, qu’elle ait ou non nécessité une intervention de l’expert.

L’erreur éliminatoire, qu’elle nécessite ou non de la part de l’expert une intervention, doit correspondre à une action susceptible d’entraîner une réelle mise en cause de la sécurité.
Dans tous les cas, sans en préciser le caractère éliminatoire, l’expert doit signaler clairement cette erreur au candidat.

Examen non mené à son terme :

En cas d’incapacité manifeste du candidat à assurer la sécurité, l’expert peut décider de ne pas mener l’examen à son terme. Cette incapacité entraîne l’échec à l’examen.

Le fait pour le candidat de commettre une erreur éliminatoire, y compris si elle a nécessité l’intervention de l’expert, ne constitue pas nécessairement une incapacité manifeste à assurer la sécurité et l’épreuve doit être menée à son terme.

En revanche, si la conduite du candidat présente un danger manifeste, il est mis un terme à l’épreuve, notamment lorsque l’accumulation d’erreurs contraint l’expert à intervenir régulièrement.

Dans ce cas, l’expert dirige le candidat vers le centre d’examen par le chemin le plus court ou procède au changement de candidat.

Lorsque l’examen a été arrêté dans ces conditions, l’expert le précise en cochant la case dédiée du bilan de compétences : « examen non mené à son terme ».

Illustration du processus de raisonnement
Pour chaque compétence dynamique, l'expert devra procéder au raisonnement suivant :

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(*) Il suffit qu'une seule composante ne soit pas en phase d'acquisition (incapacité du candidat à la restituer) pour que la notation 0 soit attribuée à la compétence concernée.

Lundi 30 Juin 2014
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